Boubacar Boris Diop

Romancier et essayiste, Boubacar Boris Diop a été le tout premier lauréat en 1990 du Grand Prix de la République du Sénégal pour les Lettres. Après un séjour au Rwanda, il publie en 2000 son roman le plus connu, Murambi, le livre des ossements (Stock, 2000 ; Zulma, 2011 ; Flore Zoa, 2021), sur le génocide des Tutsi, salué par Toni Morrison comme un « miracle ».

Fondateur de defuwaxu.com, unique quotidien wolof en ligne du Sénégal, et de EJO, maison d’édition dakaroise en langues nationales, son premier roman en wolof, Doomi Golo, a été traduit en français (Les petits de la guenon, Philippe Rey, 2009), en anglais et en espagnol ; il a également proposé en 2015 une version wolof de la pièce d’Aimé Césaire Une saison au Congo.

Diop a été lauréat en octobre 2022 du Prix international de littérature Neustadt qui a récompensé avant lui des auteurs contemporains majeurs parmi lesquels Gabriel García Márquez, Giuseppe Ungaretti, Octavio Paz, Francis Ponge et Max Frisch. Il a également reçu en avril 2019 le prix Harold et Ethel L. Stellfox de l’université de Dickinson pour l’ensemble de son oeuvre.

Parallèlement à une œuvre de fiction réputée particulièrement exigeante, Diop conduit une réflexion sans concession sur les problèmes du continent africain et sur les grandes questions de notre époque. En témoignent un recueil d’essais tel que L’Afrique au-delà du miroir (Philippe Rey, 2007) ou Négrophobie (avec Odile Tobner et François-Xavier Verschave, Les Arènes, 2005) ou encore La gloire des imposteurs, lettres sur le Mali et l’Afrique (Philippe Rey, 2013), fruit de ses échanges amicaux avec Aminata Dramane Traoré.

Le dernier roman de Boubacar Boris Diop, Malaanum lëndëm, en cours de traduction en français, se situe au Nigeria où il a enseigné pendant quatre ans la littérature à l’American University of Nigeria.




A publié aux éditions Philippe Rey