Les terres dévastées

Emiliano Monge


Roman traduit du mexicain par Juliette Barbara



Date de parution : 24/08/2017
ISBN : 978-2-84876-607-2
Format : 14.5 x 22 cm
Pages : 348
Prix : 22.00 €

Au fond de la jungle mexicaine, des projecteurs s’allument en pleine nuit : un groupe de migrants, trahis par leurs passeurs, est pris d’assaut par des trafiquants. Certains sont exécutés ; les autres sont stockés dans des camions pour être livrés alentour.

Sous la direction des deux chefs de bande, Estela et Epitafio, les convois prennent la route des montagnes. Ces amants contrariés jouissent des souffrances qu’ils infligent. Obsédés l’un par l’autre, ils tentent vainement de communiquer pour se dire leurs espoirs d’une nouvelle vie.

Tenu en haleine, le lecteur navigue entre les différents protagonistes : Estela et sa cargaison dans une direction, Epitafio dans une autre, son homme de main occupé à ourdir quelque vengeance, les jeunes passeurs qui répètent inlassablement leur triste tour… tandis que le chœur des migrants devient peu à peu « sans voix, sans âme et sans nom ».

Dans ce récit construit avec une impeccable maîtrise, où les hommes et les femmes sont réduits à l’état de marchandises, Emiliano Monge met à nu l’horreur et la solitude, mais aussi l’amour, la loyauté et l’espérance qui animent les êtres.

Tragédie moderne à la prose rythmée, Les terres dévastées happent le lecteur dans un tourbillon aussi bouleversant que dérangeant.

« Chant funeste et douloureux, Les Terres dévastées met magnifiquement en lumière ces miliers de « sans noms » jetés sur les routes. Brutal et glaçant, un condensé d'humanité en quête de mieux. » Le Monde

« Brillant et brûlant. » Lire

« Un récit onirique et pourtant du plus rude réalisme, usant d'une écriture richement métaphorique. Une sorte d'épopée désespérante dont le trafic humain est plus qu'une toile de fond. » Le Télégramme

« Imaginez si vous pouviez lire un texte qui mêle la violence étouffée de Cormac McCarthy, la solitude destructrice de Malcolm Lowry, l’inconfort de Roberto Bolaño, le désespoir glacé de Juan Carlos Onetti, le style sinueux de Juan Benet et l’ambition débridée de James Joyce… » comme le résume avec brio El Periódico

« Ceux qui s’approchent de ses pages doivent être prévenus. Comme Dante aux portes de l’enfer : abandonnez toute espérance. » El País

« La littérature de Monge est capable de changer la réalité. Il faut le lire et le relire. » Il Manifesto

« Une écriture d’un lyrisme tel qu’il faut la lire à voix haute. » El Universal